FLUFFY TOWN

There was once Alpha House, its sketch-Club, and all around a big city full of sky scraped by concrete and glass, and in between, other 'itch-hickers' taking over galleries and the street! I'm going down, down, down, down... to Fluffy Town!

Wednesday, October 20, 2010

"la Manche" or "Rom Story"

Let's start by a N.B.: "faire la manche" means "to beg". But literally, it says "do the sleeve" or "do the Channel".
Now, let's really start.
Dear Friends of "la belle France" who intend to come here or dream to do it, you might know or not know we are facing a great amount of beggars on publics spaces, due to the shrinking of the public funding in general. Three people per trip, as an average.
Yesterday, the first one I refused, saying I was poor and broke. The third one as well. I had already given.
Indeed. The second guy was playing the violin, a funny one with a trumpet as a resounding device, he was singing melodiously enough in a slavic language, and yes I am broke, but no one rich would give anyone any money, wouldn't they? Being broke is the one reason why we display solidarity among each other.
Next time I'll tell you about Christine Delphy on rich and poor countries (what, you are francophile and don't know her? vite, a google search!)

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Monday, August 23, 2010

le choc du changement, le poids de l'inertie


Eté 2010. La gare St Lazare est en travaux. Déflocage massif : tout l'amiante doit disparaître; or, il y en a partout. La foule massive des voyageurs de banlieue et de Normandie cavale en troupeaux dans un labyrinthe de couloirs aveugles murés de contreplaqué blanc, bleu et rose. Au détour de cette modernisation nécessaire des locaux, on a supprimé le robinet d'eau potable qui se trouvait derrière les voies pour Versailles et Saint-Nom-la-Bretèche. Désormais, si on veut boire de l'eau, il faudra s'acheter une bouteille en plastique dans un distributeur automatique. Ou, si on est plus malin, demander un verre d'eau du robinet chez le premier limonadier venu. Depuis Richard Wallace, c'est une disposition légale dans les cafés, bistrots, brasseries et autres débits de boisson : nul ne peut vous refuser de vous donner un verre d'eau.

Devant les mutations cancérifères des années ultra-libérales (depuis les années 80, disons), les mentalités résistent et s'accrochent cependant à des reliquats du temps de la démocratie sociale. Ainsi, malgré l'avènement du pass navigo à la ratp-sncf, (dont l'organisme de gestion commun , le stiff, porte superbement bien son nom, puisqu'en anglais, stiff = "rigide"), les guichets annoncent toujours qu'on peut acheter... des cartes oranges!

De même, la plupart des gens que je connais parlent du Pôle emploi, qui a regroupé l'ANPE et les ASSEDICS, sous le nom d'ANPE, et tout le monde se comprend.

Alors, que veut dire cette résistance aux nouveaux sigles et aux nouvelles institutions? pourquoi sommes-nous si rétifs aux réformes des institutions sociales? Vous aves une réponse, vous? moi j'ai une question (de plus!): ne serait-ce pas que ces "changements" répétés sont des dégradations des conditions sociales antérieures?

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